Olga ALEKSANDROVA
Artiste plasticien, Peintre, Émaux d'artLien au Pays de Meaux : réside et travaille à Meaux. Participe régulièrement aux événements culturels majeurs (Quinzaine des Arts, Eclats d'Arts).
Originaire de Saint-Pétersbourg, Olga Aleksandrova suit une formation de type académique, de laquelle elle va s’émanciper tout en gardant une exigence esthétique forte.
Elle travaille la peinture, le dessin, la sculpture et l’installation, mais aussi et notamment la technique singulière de l’émail sur métal. Dans ces diverses modalités elle explore les cycles du vivant, la transformation et la continuité, ce qui circule entre le ciel et la terre, entre la matière brute et la forme poétique, entre l’intime et l’universel. Ses œuvres cherchent à rendre visible ce mouvement permanent : ce qui apparaît, se métamorphose, disparaît et renaît autrement.
Elle utilise et transforme pour cela des matériaux tels que le cuivre, l’acier, l’aluminium, le bois et le plastique recyclé. Ces transformations (découpage, chauffage, martelage, torsion…) sont au cœur de son processus.
L’émaillage sur métaux occupe une place essentielle dans son travail : un savoir-faire ancestral qu'elle est l'une des rares à maîtriser, où la matière, transformée par le feu, révèle lumière, profondeur et transparence.
Olga Aleksandrova interroge notre rapport à l’environnement, la durabilité et la métamorphose, dans une recherche esthétique visant à la « clarté intuitive ».
L’artiste s’investit en outre dans des ateliers de médiation autour de l’environnement et de la mémoire du patrimoine, prolongeant ainsi sa démarche artistique dans une dimension pédagogique et citoyenne.
Christophe ALZETTO
Artiste plasticien, Peintre, Installeur, Musicien, ScénographeLien au Pays de Meaux : a vécu près de 30 ans à Meaux. Y a réalisé de nombreuses expositions (Musée Bossuet, Espace Luxembourg) et installations monumentales dans l'espace public.
Christophe Alzetto est un artiste polyvalent dont la pratique explore les notions de réseau, d'enchevêtrement et de lisière. Son œuvre picturale, principalement des peintures-collages, se caractérise par une densité de matière où la figure émerge d'un chaos organisé de lignes, de matières et d'objets hétéroclites. Il interroge la construction mentale de la réalité — en particulier celle du visage, et la subjectivité de la perception.
Au-delà de la peinture, il développe des installations immersives et des scénographies (comme Passages ou Cadavre Exquis) qui invitent le spectateur à habiter physiquement l'œuvre. Ces environnements mêlent souvent construction (cabanes, labyrinthes), vidéoprojection et création sonore.
Christophe Alzetto s'intéresse aux relations de l'infîme à l'ensemble, de l'intime au grandiloquent, à la confiscation de l'espace public et narratif, aux errances logiques de la pensée, aux barrières de la communication, aux impensés culturels et aux incohérences sociologiques et relationnelles en général.
Le rapport au langage tient une grande place dans son travail, comme on le constate dans ses performances qui s'amusent des degrés de compréhension, ou dans les textes poétiques qui accompagnent parfois ses œuvres. La musique également : compositeur, il aborde le son comme une matière plastique, créant des paysages auditifs (Jardin Sonore) ou des compositions orchestrales narratives (Le Grand Troupeau), dans une approche synesthésique.
Léa B-H
Artiste plasticienne, peintre, installeuseLien au Pays de Meaux : contribue activement depuis plus de 30 ans à la vie culturelle du Pays de Meaux et y anime des ateliers. Intervient régulièrement lors des manifestations d'art contemporain locales. Membre du collectif Yaka.
Léa B-H travaille essentiellement in situ, dialoguant avec l'environnement urbain ou naturel. Son travail se caractérise par une poésie de l'éphémère et du merveilleux, cherchant à réenchanter le quotidien par des décalages visuels subtils. L'artiste assemble des matériaux naturels, domestiques ou encore issus du BTP, pour modifier la perception de l'espace et susciter l'étonnement. Ses installations hautes en couleur jouent avec la lumière (ombres portées, reflets…) et invitent à une contemplation ludique et méditative.
Léa B-H peint, dessine, scénographie, sculpte, tisse, noue ; elle a recours à la photo, à la vidéo, à la vidéoprojection, à l'animation… ses installations peuvent relever du land art, du mobile ou du stabile, du totem, de l'accumulation ou de la collection, du vitrail, de la scuplture ouverte ou mouvante, de la déambulation et presque de l'architecture.
Elle a réalisé un très grand nombre de projets, éphémères, parfois pérennes, au sol, au mur, en suspension, qui développent un langage de la structure et de l'expansion. Ses nuages, essaims, agrégats, réseaux, déploiements et entremêlements graphiques ou sculpturaux happent le regard du spectateur passant, le rendant à une sorte de candeur.
Il est souvent question de trame, de tissu, de toile, d'antennes et de lignes, mais aussi de cercles, de graines, de bulles, d'alvéoles et de cellules : l'art de Léa B-H est à la fois aérien et organique, érectile et oviforme. Dans la ligne, il s'élance vers le ciel. Cellulaire il germe, gonfle et iradit, enveloppe et développe un épicentre, se ramifie, s'étend, se démultiplie. Entre la ligne et le cercle, toujours, l'interconnection, féconde, un maillage, proliférant. Et entre ciel et terre, la suspension.
Le travail de Léa B-H est un paradoxe : « bohême », il est d’une simplicité enfantine, comme innocent, inoffensif. Il a pourtant une capacité experte à énergiser l’espace du commun aux deux sens du terme, à le rendre au collectif, si bien que l'artiste nous propose une esthétique du lien et de la réhabitation poétique.
Très active dans le milieu associatif et socio-culturel, elle est pourvoyeuse d'événements impliquant les habitants, anime de nombreux ateliers, et a laissé sa trace dans diverses régions de France. Elle est membre du Collectif Yaka, basé à Crouy-sur-Ourcq, avec lequel elle développe des installations Land-art et des projets artistiques collectifs (Nuit des églises, LAVO’ARTS, Passion d’Avril…). Musicienne, chanteuse, poétesse, Léa B-H ne connaît pas de frontières d'expression.
Christian BOUSQUET
Artiste plasticien, peintre, installeur, sculpteurLien au Pays de Meaux : Vit, travaille et expose à Meaux. Anime un atelier public au centre-ville.
Figure artistique locale incontournable, Christian Bousquet est un pilier historique de la vie culturelle meldoise.
Installé à Meaux depuis 1977, il en a durablement marqué le paysage artistique, notamment en animant depuis 2001 L'Atelier B. en plein cœur de la ville. Ce lieu de pratique et d'exposition a été un véritable carrefour et vivier de la création locale.
Christian Bousquet est aussi l'auteur d'une peinture murale monumentale (1986) qui a longtemps orné le centre-ville, œuvre emblématique aujourd'hui disparue mais restée dans la mémoire collective. Ses Chèvres, série de sculptures roulantes faites de containers peints et augmentés de têtes sculptées, ont marqué les esprits entre 2019 et 2021 en habitant rues et jardin de façon itinérante.
Peintre avant tout, Christian Bousquet se passionne pour l'estampe, le monotype et le potentiel expressif et poétique des relations entre clair-obscur, effet de matière et ligne. Écclectique, il réalise de nombreuses commandes locales et nationales, des sculptures, des décors pour la publicité, les clips, les ballets... Il accumule aussi une impressionante banque de projets. Son art de la composition, particulièrement poussé, est sans doute le lien visible entre toutes ses pratiques. En recherche permanente, il teste, assemble, équilibre minutieusement les masses, le poids visible et symbolique de chaque chose, dans une hypersensibilité aux rapports de tension.
Christian Bousquet veut donner à regarder : Que ce soit dans ses créations numériques et pourtant très organiques, d'une grande densité plastique, ou dans ses installations qui sont souvent à habiter ou à traverser, il souhaite échapper à la staticité de l'expérience sensible, « balader le spectateur » en l'amenant à ralentir, à scruter, faire que l'œuvre n'épuise jamais le regard et qu'elle soit, en ce sens, « viable dans le temps », durable, comme en perpétuel renouvellement.
Sa démarche articule donc composition et temps, mais aussi geste et matière, comme dans ses sculptures ouvertes faites de tiges de bois, de tasseaux, d'osier, de ficelle, d’os ou de papier de soie imprimé. L'artiste trace des lignes dans l'espace, et crée un équilibre à la fois mouvant et solide entre matière et vide. Comme il le dit, « la matière devient pinceau ». Il compose comme le fait un peintre, mais aussi comme un imprimeur puisant dans sa « casse » ses constituants prédeterminés.
Christian Bousquet est sans doute un artiste du lieu : on rencontre ses œuvres, on déambule devant ou dedans, dans leur espace réel et symbolique. Cet espace augmenté, foisonnant de relations entre formes, lignes et matières, est un lieu de rêverie, qui invite à s'attarder.
Cécile DERYNCK
Artiste peintreLien au Pays de Meaux : est née, réside et travaille à Meaux. Expose régulièrement à Meaux et alentours, intervient également dans des établissements scolaires de la CAPM.
Cécile Derynck est une peintre figurative qui s'intéresse à la protection d'un Patrimoine qu'elle considère relever à la fois du construit (éléments architecturaux remarquables, présents ou passés) et du naturel (vivant, biodiversité). Elle est surtout connue pour ses représentations ornithologiques, simples mais précises et élégantes, qui émaillent délicatement les rues de la région comme une présence familière, apparaissant et disparaissant, entre fragilité et persistance. Ses dessins de rue conservent la mémoire du quotidien local associé à des lieux singuliers, poétiques ou emblématiques.
Cécile Derynck réalise des illustrations à l'aquarelle, à l'encre, à l'acrylique ou au pastel, des peintures murales, intervient sur des diverses surfaces de l'espace public, institutionnel ou commercial, de façon éphémère ou durable. À sa manière modeste, elle oppose une résistance à la trivialité et à l'omniprésence délétère du béton, et tente de sensibiliser à la disparition du vivant sous toutes ses formes.
Investie dans une démarche de transmission artistique, elle intervient dans les établissements scolaires (ateliers découvertes ou réalisations de fresques avec les élèves) et dans divers formats d'ateliers pour adultes et enfants.
Marc KANANI
Artiste peintreLien au Pays de Meaux : Réside à Meaux
L'artiste franco-burundais Marc Kanani pratique une peinture figurative contemporaine centrée sur l’exploration des identités culturelles, de la vie collective et de la condition humaine. Il utilise les ressorts de la couleur, de la composition et de la représentation du corps comme des outils narratifs et expressifs. À l'huile, acrylique et aumentée de collage, sa peinture oscille entre réalisme et expressionisme, avec des influences manifestes de l'art africain.
Marc Kanani représente des personnes dans des situations sociales concrètes : moments de partage, gestes du quotidien, scènes de rassemblement, et interroge la manière dont les individus existent au sein d’un groupe. Ses figures sont ancrées dans une culture et une histoire. L'espace symbolique de l'œuvre englobe le spectateur, qui est invité à la rencontre, et à réflechir aux réalités humaines et sociales qui nous relient. À travers ces scènes simples et universelles où chacun peut aisément se projeter, où le présent dialogue avec la mémoire et l’expérience collective, l'artiste questionne l’identité, l’appartenance et la transmission, mais aussi l'omniprésence de certains stéréotypes, au delà même de l'exotisme.
Ainsi sa démarche s’inscrit dans une volonté d’engagement sensible, par la représentation de la dignité humaine, de la diversité culturelle et de la vie collective comme espace de résistance, de transmission et d’identité.
Rabel
Peinture Street Art / GraffitiLien au Pays de Meaux : né à Meaux, y a réalisé des œuvres connues dans l'espace public
Passionné de dessin, Rabel commence le graff au lycée, marqué par les tags émaillant les murs de la ville et des autoroutes sa région. Plaisir, instinct, évidence : l'infinie variété des combinaisons de formes, de couleurs, de styles, et surtout la liberté du geste, le motivent à remplir des cahiers entiers de tags qui vont lui ouvrir ses premières commandes ; bien vite il passe de la page au mur — un autre monde.
Rabel prend alors la mesure de son amour du signe, de la lettre dans sa forme graphique. Ses réalisations urbaines, éphémères ou pérennes (Cité des sports, Cinéma Majestic, Bicentenaire du Canal de l'Ourcq), ont à voir avec le surgissement théâtral, dans une tension entre affirmation de la planéité du support et effets de plans, de perspective ou de modelé, comme on le voit dans ses évocations scéniques.
Rabel y mêle la couleur pure à l'effet de matière, confirmant son intérêt pour la rencontre entre la littéralité et le stylisé : une manière de contribution à l'espace des communs, auquel il confère une nouvelle énergie expressive en détectant son potentiel endormi.
Aurore SCHMITT
Artiste plasticienne, illustratriceLien au Pays de Meaux : participe régulièrement aux événements culturels de la ville en tant qu’artiste plasticienne, investie dans le milieu socioculturel et lié à la jeunesse sous le nom d'Aurore Hameury.
Aurore Schmitt a fait sa formation dans le monde de l'édition, du livre, de la gravure, de l'illustration et de la bande dessinée. Elle travaille donc en tant qu'illustratrice dans ces domaines, mais conduit parallèlement un travail d’artiste plasticienne qui s'inspire des codes de l'édition et du monde du livre papier, pour en faire des objets visuels et animés.
Aurore Schmitt travaille le dessin au crayon et/ou à l'encre de chine, le collage, le papier et le carton découpés, décollant le dessin de son support, ou encore adjoignant l'objet à la planéité dans ses mises en scène. Elle joue de l'écart et de la perméabilité entre l'espace du réel et celui de la fiction, entre bidimensionnalité et concrétude, afin de produire de petits mondes oniriques qui s'étendent, se déploient avec douceur dans la dimension du spectateur.
Ses compositions sont conçues pour être une expression poétique de rêves enfantins, accumulant toutes sortes de références et de stéréotypes à la fois intimes et populaires, mêlés de fantaisies graphiques faisant la part belle aux effets de modelé, de volume, d’ombre et de textures, au motif répété qui sature l'espace à la manière caractéristique des illustrateurs de romans graphiques.
Dans ses installations, elle associe parfois la lumière artificielle, vibrante et chaleureuse, à la densité et à l'expressivité de la ligne figurative, ou encore à des mises en scène ou des maquettes aux allures de jeux d'enfant. On y rencontre la bougie, la lanterne, le petit théâtre d’ombre et de lumière en boîte, la guirlande. On y voit des assemblages en forme de pieuvres, des personnages aux allures de BD, des figurines ou des poupées recomposées, des valisettes s’ouvrant sur des villages en carton aux volets articulés, dans un esprit toujours ludique, chaleureux et onirique.
Par ses « artefacts », Aurore Schmitt nous fait ainsi voyager de manière affectueuse dans des mondes enfantins, jouant des archétypes tout en favorisant différentes strates d’interprétations, mais toujours en référence à ce qu’elle partage, probablement, de références intimes avec le spectateur.










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